Ligue des Champions (finale aller à Pontoise) : l’ASPCTT éblouissante

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Vainqueur en fin de soirée de Vladimir Samsonov, Marcos Freitas a permis à l’ASPCTT de battre Orenburg 3 à 1 en finale aller de la Ligue des Champions. Photo : Gilles Durand.

 

Sensationnel ! C’est le premier mot qui vient devant le fabuleux spectacle proposé hier soir au Hall Philippe-Hémet par l’AS Pontoise Cergy Tennis de Table (ASPCTT). Ce 17 mai, le club présidé par Louise Adam a écrit la plus belle page de sa longue histoire en remportant la finale-aller de la Ligue des Champions face à Orenburg, double champion d’Europe en titre (3-1). L’apothéose pour un club qui évoluait encore en Pro B il y a dix ans, qui a gravi tous les échelons avec persévérance et acharnement. Une conclusion inouïe aussi avec le recul. Les Pontoisiens étaient quasiment moribonds après le quart de finale aller perdu 3 à 0 à Brême et pas forcément favoris en demi-finale face à Angers. Et pourtant, les Valdoisiens avaient triomphé. Déjà. Devant 900 spectateurs prêts à jaillir de leur siège à chaque point gagné, les Pontoisiens ont une nouvelle fois joué leur meilleure partition, hier.

Il fallait bien un esprit guerrier et un brin de folie pour renverser une situation compromise après la défaite de Marcos Freitas face à Dimitrij Ovtcharov. Transcendé, Jian Jun Wang a finalement battu pour la première fois de sa carrière Vladimir Samsonov, ex n°1 mondial… Et en trois sets ! Du grand art. Puis Kristian Karlsson, grand espoir de 22 ans et pilier de la sélection suédoise lors des récents Mondiaux par équipes, a éteint l’expérimenté Aleksei Smirnov, le lauréat du prestigieux 12 européen en 2005. Restait à Marcos Freitas (n°13 mondial) l’honneur de ponctuer la soirée en beauté.

Le Portugais aura été grand pour faire dérailler une nouvelle fois la ‘‘machine’’ Samsonov. Vainqueur des six premiers points de la partie, précis et presque toujours efficace sur les points importants, il remportait le duel en quatre sets sous l’ovation du public pontoisien. Le graal est désormais à portée de main. Le 30 mai en Russie, l’ASPCTT devra remporter au moins une des parties et soigner son ‘‘set average’’ pour remporter la Ligue des Champions. En cas de réussite, elle serait la première formation française à réaliser cette prouesse depuis Caen en 1999. Un challenge excitant mais monstrueux face à 5 000 spectateurs acquis à la cause d’Orenburg. Julien BIGORNE

 

La feuille de match

As Pontoise Cergy Tennis de Table bat Fakel Gazproma Orenburg : 3-1.

> Marcos Freitas (n°13 mondial) perd contre Dimitrij Ovtcharov : 1-3 (11-13, 9-11, 12-10, 6-11)

> Jian Jun Wang bat Vladimir Samsonov : 3-0 (11-9, 11-8, 11-8)

> Kristian Karlsson bat Aleksei Smirnov : 3-1 (12-10, 5-11, 12-10, 11-8)

> Marcos Freitas bat Vladimir Samsonov : 3-1 (11-7, 11-8, 10-12, 11-5)

Les infos en plus

> L’ASPCTT dispute cette année sa première finale européenne. Le club pontoisien avait été demi-finaliste de l’ETTU Cup (l’équivalent de la coupe de l’UEFA en football) en 2006 et en 2009 puis demi-finaliste de la Ligue des Champions en 2013.

> Vainqueur de la Ligue des Champions en tant que joueur en 1999, le Pontoisien Peter Franz peut cette fois la remporter en tant qu’entraîneur.

> L’ASPCTT peut être le premier club à être champion de France pro A et vainqueur de la Ligue des Champions la même saison. Pour réaliser cette performance unique, la formation valdoisienne doit remporter l’une des parties en Russie face à Orenburg et remporter ses deux derniers matchs de championnat face à La Romagne et surtout Chartres, son rival direct.

Synthèse réalisée par Julien BIGORNE